Simon

Simon Buresi

Interview de Simon Buresi

Qui es-tu ?

"Simon Buresi"

Quel est le titre de ta thèse réalisée dans le cadre du projet SPECIFICS ?

"Évaluation des performances technico-économiques et environnementales de systèmes de culture riches en légumineuses et économes en pesticides"

Quelles sont les dates de ta thèse ?

"De octobre 2024 à décembre 2027"

Peux-tu me faire un bref résumé de ton travail de thèse avec tes mots ?

"Ma thèse vise à évaluer la multi-performance (économique, sociale et environnementale) de systèmes de culture riches en légumineuses et économes en pesticides. Pour ça, je mobilise des données issues de plateformes expérimentales INRAE (CA-SYS à Dijon et ABY à Bourges) et de fermes commerciales du réseau DEPHY pour identifier et évaluer des systèmes de culture répondant à ce double enjeux de durabilité. Plus concrètement, je me base sur des données très précises de pratiques culturales pour décrire et caractériser des systèmes de culture et aboutir ensuite à une évaluation multicritère de leurs performances. Il s'agit d'une thèse très tournée sur l'analyse de données. Voici un lien vers le preprint de mon premier article qui étudie la performance des systèmes de culture sans pesticides et riches en légumineuses testés sur les plateformes de CA-SYS et ABY: https://doi.org/10.2139/ssrn.6502446."

Quel parcours t'a mené(e) à réaliser cette thèse ?

"Après un diplôme d'ingénieur agronome à AgroParisTech, j'ai travaillé en tant que CDD Ingénieur de recherche au sein de l'UMR Agronomie (Grignon puis Saclay) sur la production de références sur les performances technico-économiques de systèmes de culture économes en pesticides. Au cours de cette expérience, j'ai mobilisé de l'analyse de données (Enquêtes pratiques culturales, RPG, Agreste) combinées à des entretiens semi-directifs avec des conseillers agricoles pour décrire des itinéraires techniques et systèmes de culture économes en pesticides et évaluer leurs performances. C'est cette première expérience dans la recherche publique en agronomie qui m'a conduit à poursuivre en thèse à l'UMR Agroécologie sur une thématique assez proche."

Selon toi, comment ta thèse s'inscrit dans le projet SPECIFICS et plus généralement dans l'agriculture de demain ?

"Ma thèse essaye d'apporter des éléments de réponse à la question suivante : est-ce possible d'avoir des systèmes de culture économes en pesticides et riches en légumineuses ? et de décortiquer les conditions de réussite de cette insertion des légumineuses dans des systèmes économes (quelles espèces ? dans quels contextes de production ? avec quelles pratiques culturales ?). Au regard de la nécessité de réduire drastiquement l'utilisation de pesticides et d’accroire la production de légumineuses sur le territoire (enjeux de souveraineté protéique notamment mais aussi en lien avec tous les avantages des légumineuses (alimentaires, agronomiques et environnementaux)), disposer de connaissances sur les caractéristiques et les performances de systèmes de culture répondant à cette double nécessité apparaît essentiel."

Qu'est-ce que tu apprécies le plus dans ton travail de thèse ?

"Ce travail de thèse étant très tourné vers la valorisation de données, il me permet d'énormément progresser dans ce domaine. C'est toujours satisfaisant de partir d'un jeu de données brutes, se casser la tête sur des scripts informatiques permettant de répondre à un objectif donné et d’aboutir finalement à un script fonctionnel qui permet de "faire parler" ces données. Je me rends compte aussi que j'apprécie le fait de découvrir de nouvelles approches notamment statistiques et de les approfondir et mettre en application. Les discussions scientifiques que je peux avoir régulièrement avec mes encadrants et encadrantes de thèse sont aussi hyper appréciables et enrichissantes."

Qu'est-ce que tu apprécies le plus dans le projet SPECIFICS ? 

"Le projet SPECIFICS, pour ce que j'en connais, me semble rassembler une diversité importante de disciplines et de profils, ce qui permet d'avoir une approche assez englobante et complémentaire sur les légumineuses (du gène au filière en passant par la parcelle, le système de culture ou l'exploitation). Même si c'est parfois compliqué de faire communiquer toutes ces composantes, c'est toujours enrichissant d’assister à des présentations ou d'échanger avec des gens qui ont une vision et des outils totalement différents des siens."

Et pour la suite ? 

"Pas évident de répondre à cette question pour l'instant... Il me reste encore une bonne grosse année de thèse et je suis plutôt concentré sur ça. Mais si je devais répondre je dirais que je suis partagé entre poursuivre mon parcours dans la recherche (en intégrant d’avantages d'expérimentations au champ ou en laboratoire) ou totalement autre chose (enseignement, activité agricole...)."